Thaïlande, pratiques et croyances autour du coronavirus

THéo COurant

Voyager en Asie du Sud-Est

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Thaïlande, pratiques et croyances autour du coronavirus

Si le coronavirus demeure un sujet sérieux, certaines croyances ou pratiques thaïlandaises n’en sont pas moins surprenantes. Petit tour culturel.

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Quand une pratique thaïlandaise devient la norme internationale

Le port du masque 'est une des spécificités que nombre de visiteurs soulignent quand ils arrivent en Thaïlande. Pourquoi donc porter un masque ? Si la chose peut interpeller, elle apparaît bien plus intelligente que nombre de conseils donnés en Europe. En effet, le masque en Thaïlande est porté pour deux raisons : la pollution (filtre tant bien que mal les particules fines) et surtout pour éviter la prolifération de bactéries ou de virus. En gros : quand tu es malade, tu mets un masque pour éviter de contaminer les voisins. C’est simple et intelligent. La prophylaxie commence déjà par soi-même.

Quand le climat aseptise …

C’est une remarque que l’on entend régulièrement en Thaïlande. Le ne progresse pas car le climat et plus spécifiquement la chaleur tue directement les agents pathogènes . Si la remarque pourrait être pertinente, elle n’en demeure pas moins fragile dès qu’on l’expose à quelques comparaisons. En effet, on remarquera que nombre de pays ayant un climat similaire à la Thaïlande à l’instar du Vietnam souffrent d’une propagation non négligeable du coronavirus. A cela s’ajoute également un autre élément, celui de la résistance de certains virus comme celui de “l’influenza”. Ce dernier se propage régulièrement dans le pays et nécessite des campagnes de vaccination pour le contenir. La transmission du virus ne semblent pas  souffrir du climat …

La boisson miracle qui tue tout !

Lao Khao

On a entendu parler, nous avons donc décidé de tester ce médicament miracle : le Lao Khao ! Attention cette petite boisson est un fort prophylactique … Enfin d’une certaine manière ! Le Lao Khao est un petit spiritueux blanc ou “white spirits” comme on dit dans le jargon ! Beaucoup pensent que par sa teneur en alcool, il tue n’importe quel virus ! Avec un petit verre de Lao Khao, on se désinfecte et on en assainie l’air autour de soi ! Une croyance très pratique pour ceux et celles qui veulent picoler peinard en ayant un bon argument qui, en cette période de crise aiguë de coronavirus, permet de crier bien fort “je me préserve, je prends soin de moi”.

Cette boisson miracle n’est évidement pas reconnue par les chercheurs, médecins ou grands laboratoires pharmaceutiques. A l’inverse, le petit groupe se trouvant non loin de chez THeoCOurant et qui se soignent tous les jours à heure fixe, nous a garanti l’efficacité de ce remède (ils ne sont jamais malades et ont une la patate même à minuit passé) … jusqu’à quand ?

En guise d’informations pratiques, il est nécessaire de préciser que Lao Khao existe en en quatre versions: jaune (28% d’alcool), vert (30%), rose (35%) et bleu (40%). Là aussi, nos experts du coin de la rue nous ont confirmés que le bleu était vraiment efficace…

Remarque : On peut aussi se servir du Lao khao pour se désinfecter les mains … attention à l’odeur persistante au bout d’un certain nombre de fois.

Les amulettes et les tatouages : des protections culturelles contre le coronavirus

Les protections symboliques sont assez courantes en Asie notamment contre les maladies. Deux sortent du lot en Thaïlande : les amulettes et les tatouages.

Le marché aux amulettes de BangkokLe festival du tatouage  au Wat Bang Phra

Les amulettes

Elles sont considérées comme des protections aux des mauvais esprits, aux mauvais sorts et à la maladie. Les amulettes sont là pour attirer la chance et donc repousser le risque d’infection. Chacune a ses spécificités. Celles liées à la santé ont actuellement un grand succès.

Les tatouages sacrés

Ici on ne devrait pas parler de tatouage, mais de Sak Yant. Le terme englobe plus que le simple acte de faire une marque indélébile sur la peau. Sak Yant, qui étymologiquement signifie tatouer (Sak) des prières religieuses/sacrées (Yant), s’inscrit dans une culture ésotérique très ancienne. On trouve des traces bien avant l’implantation du bouddhisme dans la région. Cela témoigne de la prégnance des rites animistes en Thaïlande. Le tatouage est donc là pour protéger et éloigner la maladie.

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