Theo Courant

Chroniques quotidiennes d'infos culturelles, de trucs et astuces pour les voyageurs et autres curieux en Asie du Sud-Est : Thaïlande, Myanmar, Cambodge et Laos.



THeoCOurant

Le temple blanc Wat Rong Khun à Chiang Rai

Le Temple Blanc ou Wat Ron Khun est un haut lieu touristique de la ville de Chiang Rai. D’un style unique, ce bâtiment porté aux nues pour beaucoup incarne une vision très singulière du bouddhisme.

thailand chiang rai white temple

Du Wat Ron Khun au temple balnc

Dans les années 90, le Wat Ron Khun était un simple bâtiment en attente de restauration. L’artiste Chalermchai Kositpipat originaire de Chiang Rai proposa un projet de rénovation innovant. Son but était double : créer un lieu honorant le roi Rama IX et sa ville natale. En quelques mois le nouvel édifice fut érigé. Le Temple Blanc ouvrit ses portes en 1997.

 Un temple blanc…

Le Wat Ron Khun est un lieu singulier. Si son architecture générale est proche des temples traditionnel, sa décoration extérieure et intérieure le distingue des autres temples. Sa principale caractéristique est sa blancheur symbole comme il se doit de pureté. Chalermchai Kositpipat a pensé son temple comme une métaphore du bien et du mal, du spirituel et du matériel. La vision de l’artiste est assez simple à comprendre :

  • La couleur blanche a évidement été utilisée pour symboliser la pureté.
  • Les miroirs incrustés dans les murs et les sculptures sont omniprésents et ont comme utilité autre, qu’esthétique, de réfléchir la lumière. Cela permet ainsi de faire l’analogie entre lumière et l’Illumination ou l’éveil spirituel.
  • Les sculptures à l’entrée notamment les mains sorties de l’enfer offrent une vision chaotique du monde et symbolisent la damnation causée par la matérialité et ses vicissitudes.
  • Le long passage (pont des Réincarnations)  menant au temple est là aussi le symbole de la transition vers un monde plus épuré, plus serein grâce à la route tracée par le bouddha. Il mène aux bâtiment principal – l’Ubosoth – lieu emblématique de par son style et son message amphigourique.

Au cœur du temple : l’Ubosoth

Si le Temple Blanc est extrêmement clinquant, la pièce principale est d’une rare simplicité. Une simplicité qui surprend, car le visiteur s’attend après autant de démonstration à un coup d’éclat de l’artiste. Il n’en est rien.

La pièce présente peu d’intérêt. Seules les peintures murales attirent quelque peu le regard. Ce n’est pas tant pour leur beauté ou pour leur créativité que le visiteur peut s’attarder. Non, de ce côté là, il n’y a pas grand chose. Dans un style naïf, on retrouve de nombreux personnages de fiction : Neo le personnage de Matrix, Freddy Kruger (les griffes de la nuit), Alien,  Terminator, Harry Potter, Hello Kitty, superman, etc..et même Michael Jackson.

Le sentiment est alors étrange. Le rituel pour entrer semble obéir à une exigence toute particulière, et à l’intérieur, le visiteur est confronté à des personnages futiles. L’exigence qui est demandée en premier lieu aux visiteurs, laisse place ensuite à une chasse ludique aux personnages célèbres. Paradoxalement, il y a peu de références à la cosmogonie traditionnelle bouddhiste classique , si ce n’est le démon protecteur Phra Rahu et une statue de Bouddha.

Ce mélange des genres rend le message de l’auteur quelque peu alambiqué pour ne pas dire plus. Mais grosso modo, si l’on reprend les pistes élémentaires que laissent l’artiste : l’homme n’est pas bon, il fait beaucoup de mal (confère les dessins des explosions atomiques) au monde et surtout à la terre. En suivant les préceptes du Bouddha, il pourra s’éveiller à une conscience …. Merci l’artiste !

Un avis – des infos

Notre avis !

Grosse déception : si à l’arrivée, on est séduit par ce bâtiment qui laisse penser avec ses nombreuses scènes que l’on va trouver une créativité enthousiasmante, très vite la simplicité et la naïveté de l’artiste refroidissent l’emballement initial. A vrai dire, cela ressemble plus à une animation touristique pour tour operator qu’un temple bouddhiste. Certains rappelleront que le projet final de Chalermchai Kositpipat est de créer un ensemble de 9 bâtiments qui devrait être terminé pour 2070… certes, mais il y a dans ce temple et dans le projet global un petit aspect camelot qui contredit le message initial. Le storytelling semble avoir des ratés et se laisse happé par le merchandising.

Informations pratiques

Ouvert tous les jours : du lundi au vendredi : 08h00 – 17h00. Le samedi et le dimanche : 08h00 – 17h30. Entrée payante

Le temple est situé à 13 km de Chiang Rai – voir plan ici. Pour s’y rendre :

  • Facile d’accès en voiture (parking) et en moto depuis Chiang Rai
  •  Pour les plus sportifs : en vélo (la route n’est pas des plus reposante – beaucoup de trafic sur un axe très rapide).
  • En bus : depuis la gare centrale de Chiang Rai – en face du marché de nuit.
  • En taxi : compter 250 baht. Autre option moins onéreuse : utiliser l’application Grab
Nos conseils : 
Venir tôt pour éviter le monde. C'est un temple qui est très très visité. 
Les jours de pleine lune, la lumière se réfléchissant sur le temple offre une vision tout autre du lieu...

Tagged under

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

15 Partages
Partagez15
Tweetez
Partagez
Enregistrer