Le plastique, la Thaïlande et l’écologie

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Le plastique, la Thaïlande et l’écologie

Le dernier rapport sur l’environnement de l’ONG, Ocean Conservancy, vient d’épingler la Thaïlande comme l’un des principaux producteurs de déchets marins. En cause le plastique.

Des sacs en plastique !

Depuis janvier 2020, la Thaïlande s’est engagée dans un processus vertueux en interdisant les sac en plastique dans les commerces de distribution. Si la démarche est bien suivie dans la capitale de la part de tous les acteurs, on ne peut pas dire que cette interdiction soit véritablement effective dans toutes les villes et tous les commerces. De grandes disparités existent et les efforts des uns et totalement anéantis par la négligences des autres.

Au-delà de ça, la pandémie a également joué un rôle très négatif concernant la consommation de sac en plastique qui a augmenté significativement. L’année 2020 qui devait être l’année de référence du déclin du sac plastique est de fait l’année qui a vu la consommation de plastique explosée. La Thaïlande semble ne pas vouloir quitter le peleton de tête des plus grands pollueurs de plastique et comme le souligne le journal de Montréal :

Les déchets plastiques «ont quasiment doublé dans les zones urbaines de janvier à mars. En avril, sur un an, ils ont bondi de 62% rien qu’à Bangkok. La situation est préoccupante», relève Wijarn Simachaya, président de l’institut thaïlandais de l’environnement, interrogé par l’AFP.

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Le recyclage quésaco ?

On l’aura compris le sac plastique est partout en Thaïlande, il fait partie de l’achat. A cela s’ajoute également, un autre paramètre préoccupant : l’absence totale d’un circuit efficace de recyclage ou de traitement des déchets de manière générale. L’ONG Ocean Conservancy évalue que seul 40 % des déchets en plastique sont traités. Les 60% restant étant ensevelis ou jetés à la mer.

Du coup, on s’étonne à moitié quand on lit les résultats de l’enquête de l’ONG Ocean Conservancy qui pointe du doigt la Thaïlande comme l’un des principaux pollueurs des océans. Malheureusement, ses voisins vietnamien et indonésien font également partie de ce triste convoie avec les Philippines et la Chine. Ces 5 pays sont responsables de 60 % des déchets marins  présents dans les océans du globe.

Comme le montre très bien la vidéo ci-dessous, si le plastique n’est pas directement dangereux pour l’homme, il le devient en entrant dans le cycle alimentaire. A l’inverse pour nombre d’espèces animales, il est un facteur à haut risque. En effet, il peut provoquer des étouffements comme cela peut arriver pour les oiseaux.

Conseils pour diminuer la consommation de plastique

  • Préférer les produits ayant peu de packaging, exemple, au lieu de 6 bouteilles d’1,5 l prendre un jerricane de 5 litres voire plus.
  • Prendre un petit cabas sur soi en permanence.
  • Apprendre une phrase clef : « MaÏ ao tung krap/kap »

Il faut également espérer que le pays adopte une politique plus contraignante, comme l’a fait il y a une dizaine d’années le Bangladesh. Cependant à l’inverse de cet exemple, la Thaïlande a une industrie très développée autour du plastique. Toucher à cette filière peut entraîner des risques économiques et des répercussions en termes d’emplois. La difficulté est d’articuler les nécessité de l’écologie et les questions économiques.