Pollution de l’air en Thaïlande : Bangkok et 45 provinces en alerte aux PM2.5

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Pollution de l’air en Thaïlande : Bangkok et 45 provinces en alerte aux PM2.5

La Rédaction
Écrit par la rédaction de theo-courant.com, votre guide de référence sur la Thaïlande et l'Asie du Sud-Est.
La Rédaction

Bangkok et une large partie de la Thaïlande traversent *un nouvel épisode prolongé de pollution de l’air, avec des niveaux de PM2.5 largement supérieurs aux seuils sanitaires. Selon les autorités, cette situation pourrait se maintenir jusqu’au 23 janvier, imposant aux voyageurs vigilance, adaptation des déplacements et suivi quotidien de la qualité de l’air.

Un smog dense sur Bangkok et une large partie du pays

Un épais smog continue de recouvrir Bangkok et de nombreuses régions du pays. Les données communiquées par les autorités thaïlandaises font désormais état de 45 provinces dépassant les seuils sanitaires pour les particules fines PM2.5.

Sur 24 heures, les concentrations mesurées allaient de 7,4 à 89,1 µg/m³, alors que le seuil de sécurité fixé par le gouvernement est de 37,5 µg/m³. Dans plusieurs zones urbaines et industrielles, ces niveaux sont donc plus du double de la limite recommandée, avec un impact sanitaire immédiat.

Bangkok et sa périphérie parmi les zones les plus exposées

Bangkok et les provinces environnantes — Nonthaburi, Pathum Thani et Samut Prakan — affichent des niveaux largement malsains. Une zone rouge a notamment été identifiée dans le sous-district de Bang Phut, à Muang Nonthaburi, confirmant une situation critique dans la couronne nord de la capitale.

Ces résultats s’inscrivent dans la continuité des épisodes précédents, liés à la stagnation de l’air, aux émissions urbaines et industrielles, et à des conditions météorologiques défavorables.

Des pics sévères également observés en régions

La pollution ne se limite pas à Bangkok. Le niveau de PM2.5 le plus élevé du pays a été enregistré dans le district de Mueang, dans la province de Nong Khai, au nord-est.
Plusieurs zones rouges dangereuses pour la santé ont également été signalées à Ayutthaya et Saraburi, confirmant une extension géographique de l’épisode.

À l’inverse, les provinces du Sud restent relativement épargnées, une tendance déjà observée lors des précédentes vagues de pollution saisonnière.

Prévisions de pollution sur 7 jours (17–23 janvier)

Selon les prévisions officielles sur sept jours, les niveaux de PM2.5 devraient augmenter progressivement entre le 17 et le 23 janvier dans la plupart des régions : Bangkok, Nord, Nord-Est, Centre, Est et Ouest.
Seul le Sud devrait rester globalement en dehors de cet épisode.

Les autorités anticipent des conditions atmosphériques peu favorables à la dispersion des polluants, malgré le soutien de vols de dispersion atmosphérique et d’ensemencement des nuages, menés depuis décembre par l’Aeronautical Radio of Thailand (Aerothai).

Sources et suivi en temps réel :

  • Pollution Control Department (PCD) – Air Pollution Problem Communication Center
  • IQAir – Air Quality Forecast Thailand
  • AQICN – Carte mondiale de la pollution de l’air

Ce que cela change concrètement pour les voyageurs

Pour les voyageurs, cette nouvelle vague de pollution confirme que la saison sèche en Thaïlande comporte désormais un risque environnemental récurrent. Une exposition prolongée aux PM2.5 peut entraîner irritations, fatigue, troubles respiratoires et aggraver des pathologies existantes.

En période de pollution élevée, il est conseillé de réduire les activités extérieures, d’éviter les efforts physiques prolongés et de porter un masque filtrant N95 lors des déplacements urbains. Les voyageurs sensibles devraient envisager des régions moins exposées ou adapter leur itinéraire en fonction des prévisions quotidiennes.

Comment suivre l’évolution de la pollution en Thaïlande

Les données officielles de la Pollution Control Department permettent un suivi national, tandis que des plateformes indépendantes comme IQAir et AQICN proposent des cartes détaillées, des historiques et des prévisions utiles pour ajuster un programme de visite.

Pour un voyageur, consulter la qualité de l’air est désormais aussi essentiel que vérifier la météo.

Un enjeu structurel toujours minimisé

Malgré l’impact sanitaire et touristique, la pollution de l’air reste un enjeu politique secondaire en Thaïlande. Les mesures mises en place demeurent ponctuelles et réactives, sans stratégie structurelle à long terme.

À mesure que Bangkok et certaines destinations touristiques apparaissent régulièrement sur les cartes mondiales de pollution, le risque est clair : voir une partie des voyageurs éviter le pays durant la saison sèche. Ignorer durablement cette réalité pourrait peser lourdement sur l’attractivité touristique du royaume.


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