Pollution de l’air en Thaïlande : Bangkok et 20 provinces en alerte rouge aux PM2.5

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Pollution de l’air en Thaïlande : Bangkok et 20 provinces en alerte rouge aux PM2.5

La Rédaction
Écrit par la rédaction de theo-courant.com, votre guide de référence sur la Thaïlande et l'Asie du Sud-Est.
La Rédaction

Bangkok et une large partie de la Thaïlande traversent un nouvel épisode sévère de pollution de l’air, avec des niveaux de PM2.5 largement supérieurs aux seuils sanitaires. Pour les voyageurs, cette situation impose vigilance, adaptation des déplacements et suivi quotidien de la qualité de l’air.

Un smog dense sur Bangkok et la région centrale

Mercredi matin, un épais smog recouvrait Bangkok. Les données publiées à 7h par l’Agence thaïlandaise de géo-informatique et de technologies spatiales (Gistda) faisaient état de niveaux rouges, c’est-à-dire gravement nocifs, de particules fines PM2.5 dans la capitale et 20 provinces. Au total, 54 provinces présentaient des concentrations de poussières ultrafines jugées dangereuses pour la santé.

Les valeurs mesurées allaient de 79,2 à 108 µg/m³, alors que le seuil de sécurité fixé par le gouvernement thaïlandais est de 37,5 µg/m³. Autrement dit, dans certaines zones, l’air contenait près de trois fois la limite officiellement tolérée.

Les zones les plus touchées autour de Bangkok

Sans surprise, ce sont les provinces industrielles et densément peuplées autour de Bangkok qui affichaient les niveaux les plus élevés. Samut Sakhon arrivait en tête avec 108 µg/m³, suivie de Nakhon Pathom (102,1 µg/m³) et Nonthaburi (101,1 µg/m³). Bangkok suivait de près avec 98,5 µg/m³, devant Samut Songkhram et Pathum Thani.

D’autres provinces de la région centrale et de l’est — Ayutthaya, Samut Prakan, Chon Buri ou encore Kanchanaburi — étaient également classées en rouge, confirmant que l’épisode ne se limite pas à la capitale mais concerne un large bassin économique et touristique.

Des niveaux préoccupants dans une grande partie du pays

Au-delà des zones rouges, de nombreuses provinces affichaient des niveaux orange, compris entre 39 et 74,9 µg/m³, avec un impact sanitaire avéré, notamment pour les personnes sensibles. Cela concernait aussi bien le Nord-Est (Khon Kaen, Udon Thani, Nong Khai) que l’Est (Rayong, Chanthaburi, Trat) ou le Sud touristique, y compris Phuket.

À l’inverse, seules quelques provinces bénéficiaient d’une qualité de l’air bonne à très bonne, comme Chiang Mai, Chiang Rai ou Mae Hong Son, cette dernière enregistrant un niveau de PM2.5 particulièrement bas à 12,9 µg/m³.

Prévisions de pollution sur 7 jours en Thaïlande (Bangkok et région centrale)

Selon les prévisions hebdomadaires d’IQAir, les niveaux de PM2.5 devraient rester élevés à très élevés sur Bangkok et les provinces voisines au cours des prochains jours.
Les modèles indiquent une stagnation de l’air jusqu’en milieu de semaine, avec des indices de qualité de l’air (AQI) oscillant entre malsain pour les groupes sensibles et malsain pour l’ensemble de la population. Une amélioration progressive pourrait intervenir en fin de semaine, sous réserve d’un léger renforcement des vents en provenance du golfe de Thaïlande.

Concrètement, les concentrations de PM2.5 devraient rester au-dessus de 70 µg/m³, avec des pics possibles proches ou supérieurs à 100 µg/m³ lors des matinées sans vent. Ces niveaux restent incompatibles avec des activités touristiques prolongées en extérieur, notamment à Bangkok, Nonthaburi, Samut Sakhon et Nakhon Pathom.

Source et suivi en temps réel :

  • IQAir – Air Quality Forecast Thailand & Bangkok
  • AQICN – Carte mondiale de la pollution de l’air (données horaires et prévisions)

Pour les voyageurs, il est conseillé de consulter ces plateformes chaque jour, les prévisions pouvant évoluer rapidement en fonction du vent et des conditions météorologiques.

Ce que cela change concrètement pour les voyageurs

Pour les voyageurs, ces épisodes de pollution ne sont pas anodins. Une exposition prolongée aux PM2.5 peut provoquer irritations, toux, fatigue, maux de tête et aggraver des pathologies respiratoires ou cardiovasculaires. À court terme, cela peut transformer un séjour urbain ou balnéaire en expérience pénible.

En période de pollution élevée, il est recommandé de limiter les activités en extérieur, d’éviter les efforts physiques prolongés et de porter un masque filtrant de type N95 ou équivalent lors des déplacements. Les voyageurs sensibles — enfants, personnes âgées, asthmatiques — doivent redoubler de prudence et envisager des destinations moins exposées, notamment dans le sud péninsulaire ou certaines zones montagneuses.


Comment suivre l’évolution de la pollution en Thaïlande

Plusieurs outils permettent de suivre l’évolution de la qualité de l’air en temps réel. Les données officielles de la Gistda offrent une vision nationale, tandis que des plateformes indépendantes comme IQAir ou AQICN proposent des cartes détaillées, des prévisions sur plusieurs jours et des alertes utiles pour ajuster un itinéraire ou reporter une excursion.

Pour un voyageur, consulter ces sources avant de réserver un hébergement ou de planifier des visites devient presque aussi essentiel que de vérifier la météo.


Un enjeu politique minimisé malgré l’impact touristique

En conclusion, cet épisode soulève une question récurrente en Thaïlande : le faible intérêt politique durable pour la lutte contre la pollution de l’air. Malgré des alertes répétées, les mesures restent ponctuelles, souvent symboliques, et rarement structurelles. Aucun grand parti ne semble faire de la qualité de l’air un axe central de son programme.

Pourtant, la corrélation avec la baisse de l’attractivité touristique est de plus en plus visible. Bangkok étouffe plusieurs semaines par an, Phuket apparaît désormais sur les cartes de pollution, et certains voyageurs choisissent d’éviter la Thaïlande pendant la saison sèche. À long terme, ignorer cet enjeu environnemental pourrait coûter bien plus cher que les investissements nécessaires pour y répondre sérieusement.


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