Bangkok, le MOCA, Museum Of Contemporary Art

Le MOCA, Museum Of Contemporary Art ou musée de l’art contemporain, est l’un des grands centres d’art privés que compte la capitale. Tour d’horizon d’un lieu riche et éclectique.

Bangkok, le MOCA, Museum Of Contemporary Art

Histoire et héritage

Le MOCA a vu le jour grâce à deux hommes. Un passionné d’art et un maître à penser. Le premier, Boonchai Bencharongkul, a investi temps et argent pour regrouper sa collection de pièces d’art. L’homme a été fortement influencé dans ses choix par Silpa Bhirasri (1892-1962). Ce dernier est celui qui a été le médiateur entre l’art traditionnel thaï et l’art contemporain au début du XXème siècle. Il est à l’origine le créateur de l’Université d’art de Silpakorn. Reconnu et adulé encore de nos jours, il a fait émerger nombre d’artistes thaïlandais et a été surtout l’instigateur des premières galeries du royaume.

Le lieu

Le MOCA est de l’extérieur un lieu assez austère. Un grand bâtiment de plusieurs étages, avec très peu d’ouvertures et de forme minimaliste. L’entrée dans ce grand cube blanc-gris se situe juste à côté d’un petit espace de verdure. Là un bassin accueille en son centre la première œuvre de l’exposition.

Bangkok, le MOCA, Museum Of Contemporary Art

A l’intérieur, on se rend compte rapidement que le bâtiment offre d’imposant volume.  On devine la succession des étages et l’espace conséquent qui donne la possibilité d’accueillir toutes les œuvres quel que soit leurs dimensions. Une fois passé la statue du maître, Silpa Bhirasri, on est invité à découvrir au premier étage la collection.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La collection du Moca

Sur 4 étages se succède un grand nombre d’œuvres. Tous les étages n’offrent pas le même intérêt. Sans aucun doute les deux premiers étages sont ceux qui présentent le plus d’artistes. Plusieurs pièces sont par ailleurs surprenantes et fort intéressantes tels que les remarquables portraits de Veerasak Sassadde, les compositions et jeux d’opposition de Chairat Saengthong, les contemplations morbides des corps de Pradit Tungprasartwong ou bien encore les peintures sarcastiques sur l’adolescence d’Amarin Buppasiri.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le plus surprenant est le passage entre ce genre d’œuvres totalement investies d’un travail de décomposition et de déconstruction avec des reprises de thèmes religieux ou mythiques. On reste parfois circonspect sur ces transitions, sans véritable lien si ce n’est d’additionner des œuvres pour combler l’espace.

Cependant, il y a quelques créations vraiment pertinentes jouant sur des thèmes locaux mais utilisant des perspectives et des compositions totalement contemporaines.

Du traditionnel au contemporain

Deux sections sont par ailleurs intéressantes, concernant l’utilisation de cette opposition tradition/contemporain. La première concernant l’histoire de Khun Chang qui se situe dans un coin du musée. On entre dans un décor reconstituant un bout de maison traditionnelle dans laquelle sont exposés des tableaux racontant l’histoire de Khum Chang. Si au premier abord, on peut être surpris et un peu déboussolé de voir un tel décor, la série de tableaux contrebalance totalement les premières impressions. A l’inverse, l’autre section qui présente un aspect très contemporain – on entre par un œuf géant pour tomber sur une pièce très haute avec trois tableaux gigantesques – laisse sur sa faim. Les œuvres sont impressionnantes mais sans véritables âmes, multipliant les additions de personnages et allusions d’idées somme toutes assez creuses…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Un étage accueille les artistes étrangers … et enfin un étage entier est consacré à Thawan Duchanee, artiste thaïlandais. Il y a beaucoup à voir. On voit clairement l’attachement voire la vénération que l’on accorde à l’artiste. Cependant, il y a comme une redondance qui peut user le visiteur.

Enfin, on remarquera tout le long de la visite la présence de bancs en bois qui sont tout autant des œuvres singulières que des éléments essentiels pour observer l’exposition.

Bangkok, le MOCA, Museum Of Contemporary Art

Les informations sur le MOCA

Entrée payante :

  • Pour adulte 250 bahts
  • Pour étudiant 100 bahts
  • Combo : un adulte et un étudiant 300 bahts ou 2 adultes et 3 étudiants 650 bahts

Heures d’ouverture

  • Ouvert de 10h00 à 18h00
  • Fermé le lundi

Adresse :

  • 499 Kamphaengphet 6 Road, Ladyao, Chatuchak, Bangkok 10900 Thailand

Pour s’y rendre :

  • Aller jusqu’à la station de BTS Mo Chit et prendre un taxi (80 bahts environ)
  • Aller jusqu’à la station de MRT Phahon Yothin et prendre un taxi (60 bahts environ)

Lien du Museum Of Contemporary Art

Bangkok, le MOCA, Museum Of Contemporary Art

 

Tagged under

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.