Bangkok au quotidien : le Khlong Phra Khanong

Dans un précédent post, nous avions déjà présenté ces cours d’eau qui jalonnent Bangkok. Un en particulier avait illustré nos propos, le khlong Saen Saep. C’est le plus connu et le plus emprunté par les voyageurs de passage. Il traverse la ville de part en part de l’est à l’ouest et relie des sites appréciés par les touristes. Si le Khlong Phra Khanong ou du moins le khlong qui part du quartier de Phra Khanong est semblable au premier, il s’en écarte en de nombreux points.

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Ici pas de grand monument, il y a bien quelques temples et mosquées, mais rien d’extraordinaire architecturalement parlant. Non ce qui est vraiment différent dans ce khlong c’est qu’il est essentiellement fréquenté par la population locale. L’emprunté c’est percevoir le rythme quotidien de toute une population. C’est entrer dans un univers du banal et du quotidien mais qui pour un étranger reste toujours surprenant.

Le premier port du khlong se trouve à Phra Khanong, entre les stations de BTS Phra Khanong/On Nut, non loin du marché. L’embarcadère tout en bois semble avoir été construit à la va vite, les années et les moussons successives ont fait gonfler les planches, laissant deviner la présence de l’eau sous les pieds. Mais le précaire est solide. On attend sagement le bateau qui mène chacun à sa maison. Fini la grosse embarcation que l’on trouve dans les autres khlongs. Là c’est un engin qui ne peut accueillir qu’une dizaine de personnes, pas plus. On est assis sur des bancs au raz de l’eau. Le rythme de la tournée est flegmatique, un départ toutes les 30 mn, du matin au coucher de soleil.

A partir de là un nouveau paysage de Bangkok s’ouvre. L’eau qui était peu ragoûtante avec son odeur saumâtre s’oxygène. On l’oublie et le paysage, l’animation qui l’entoure prennent le dessus.

Plus de port. Quand on doit s’arrêter on fait signe au batelier. De même pour monter. Une simple avancé sur le khlong devient un embarcadère.

Au bout de 40 mn de navigation, on arrive au terminus. Ici rien, un pont, une rocade, un désert urbain. Mais si l’on suit la passerelle qui longe le khlong, on découvre toute une vie de quartier.

Les maisons en bois se succèdent, certaines sont bien conservées, d’autres penchent d’un côté et menacent de s’effondrer, les chats dorment paisiblement, les chiens laissent passer le promeneur sans porter la moindre attention à celui-ci. Le bruit d’un moteur vient de temps à autre perturber le silence. On peut ainsi marcher pendant une bonne heure le long de ce khlong, puis d’un coup le ponton s’arrête. Il faut alors attendre la navette et rejoindre le point de départ, le bruit et l’agitation d’une ville que l’on croyait avoir quitté.

Attention, le dimanche pas bateau…

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