Balade autour des Wat – épisode 12 – le Mahabut

Balade autour des Wat – épisode 11 – le Mahabut

Poursuivons nos pérégrinations dans le quartier de Phra Khanong et allons-nous balader au Wat Mahabut. Deux raisons nous ont poussés à nous y rendre : la première est tout simplement l’envie de reprendre le bateau pour descendre le khlong Phra Khanong, toujours aussi charmant, toujours aussi décalé par rapport au rythme de Bangkok. On quitte l’agitation d’une mégalopole, pour se retrouver dans une ambiance de village de bord de rivière. Un voyage de quelques bahts.

La seconde est liée à un de nos articles dans lequel nous avions conté l’histoire de Nae Mak, ce fantôme qui erra et terrorisa tout le quartier de Phra Khanong pour récupérer son mari caché dans un Wat. Cette cache est en fait le Wat Mahabut qui porte du coup aussi le surnom de Wat Mae Nak Phra Khanong ! Ce n’est donc pas simplement un temple, mais aussi un élément essentiel d’un conte et d’une croyance populaire que nous allons présenter.

En fait, le temple n’est pas en soi un beau bâtiment, mais il a ce petit quelque chose qui donne envie de dire : « c’est sympa comme endroit ! ».

En effet, la construction en elle-même date de 1762, ce qui est quand même une période ancienne pour un tel édifice à Bangkok. En fait, ce temple a été érigé sous la direction d’un moine vénéré le Phra Mahabut. A l’origine, il était venu visiter ses parents qui habitaient le quartier Phra Khanong, les habitants apprenant sa venue lui ont demandé s’il pouvait participer à l’édification d’un temple, il y répondit favorablement. On donna alors le nom au Wat le nom du saint homme.

Au cœur du temple, on peut voir une salle d’ordination (Ubosot) qui a été bâtie en 1927, rien d’extraordinaire, il vaut mieux se balader autour, là il y a plein de recoins, d’espaces qui sont vraiment singuliers. A quelques pas de l’Ubosot, un bosquet d’arbres. C’est un lieu de prière avec un bassin recouvert de petits carrelages bleu, contenant quelques belles carpes multicolores, les croyants y jettent des pièces sous les yeux de statues. Une statue plus imposante représente une divinité… l’ensemble est très kitch. A droite, un petit coin rend hommage au moine Luan Phor Tod.

Si la première fontaine est kitch, que dire du coin repos et lecture jouxtant ce lieu de recueillement : tables en forme de fraise, tabourets en Père Noël et en lapin ! Sur une petite étagère, des livres ! Derrière cet étrange espace, une nouvelle fontaine, avec des carpes, des statues de divinités toujours aussi particulières.

En traversant le Wat, en passant dans son arrière court, nous entrons dans le monde de Mae Nak. Là c’est le royaume des diseuses de bonnes aventures, des voyantes, tireuses de cartes, des vendeurs de poissons, … le poisson et plus spécialement les carpes colorées, aussi appelées Koï, symbolisent l’amour, la passion et la fertilité.

Passé une pergola végétale, on trouve le temple consacré à Nae Mak, un lieu vraiment très spécial (que nous décrirons dans un prochain post) où de nombreux couples se rendent pour prier et attirer les bonnes grâces de cette femme revenue d’entre les morts pour retrouver son cher et tendre. Ce n’est donc pas tant un fantôme que l’on vient prier, mais surtout une histoire d’amour que l’on vient espérer.

A quelques mètres de là le canal, sa vie, son rythme. En y restant un peu, en se faisant discret, on peut voir ci et là quelques femmes ou hommes venir avec un seau rempli de poissons. Juste avant de les remettre à l’eau, on les entend dire quelques phrases, psalmodies sacrées envers un dieu, un esprit pour lui demander sa bienveillance.

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