Théo Courant

 

Chroniques quotidiennes d'infos culturelles, de trucs et astuces pour les voyageurs et autres curieux en Asie du Sud-Est : Thaïlande, Myanmar, Cambodge et Laos.



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Les bus au Myanmar : confort et inconfort

Toutes les informations sur les lignes de bus, les gares routières et les différents bus que l’on peut trouver au Myanmar.

Une infrastructure fatiguée

L’investissement pour les infrastructures routières ne cesse de progresser au Myanmar entrainant en parallèle une augmentation de ligne de bus. Le pays possède un réseau routier très en deçà de son voisin thaïlandais. L’état général, en dehors des grands axes touristiques, est vétuste voire impraticable lors de la saison des pluies.

Les axes comme Yangon/Mandalay, Mandalay/Bagan et Mandalay/Ine lake sont les seuls qui sont régulièrement entretenus. Ils captent à eux seul une grande partie du budget consacré aux transports. A l’inverse, les routes du sud du pays souffrent d’un manque récurent d’entretien. Il est souvent plus pratique de prendre l’avion que de se risquer des heures sur des chemins chaotiques et dangereux.

Cependant, année après année, la situation s’améliore tout doucement. Le retard se comble et ce grâce à des investissements étrangers. Loin de toute générosité, il s’agit bien souvent d’accord commerciaux qui obligent les nouveaux investisseurs à financer le réseau routier. Au-delà c’est aussi un moyen pour nombre d’entreprises, d’améliorer le transport de leurs marchandises ou de leurs productions.

Les gares routières

Si Yangon possède deux gares routières, toutes les villes importantes du pays en ont au moins une. Il s’agit bien souvent d’un espace où viennent se garer les bus pour prendre les passagers. Petites cahuttes ou hangar de fortune faisant souvent l’affaire : peu ou pas de salle climatisée, pas de consignes à bagages, pas de petites épiceries fines ! C’est le minimum : comptoir pour la vente des tickets et toilettes.

Un système de circulation aberrant 

Comme nous l’avions expliqué dans ce post, le Myanmar a une spécificité unique au monde : la très grande majorité des véhicules ont le volant à droite alors que le sens de la circulation est à droite… C’est un peu comme conduire une voiture anglaise en France ou inversement. Cette incongruité se retrouve également pour de nombreux bus – la quasi totalité des vieux bus. Du coup, pour les bus ayant le conducteur à droite, il est nécessaire que 2 personnes assistent le chauffeur lorsqu’il veut se rabattre ou doubler. La conduite se  fait donc en équipe !

Pour comprendre cette bizarrerie unique au monde, lire cet article :
Être conducteur en Birmanie : à droite toute !

Les nouveaux bus sont maintenant aux normes, le conducteur est à gauche comme il se doit. Cependant, ils sont l’exception sur l’ensemble du trafic. Il va de soi que cette étrangeté conducteur à droite pour conduite à droite multiplie les risques d’accidents …

Un voyageur avertit en vos deux surtout avec une bonne assurance  : 
Assurances et voyages, conseils et comparatifs

 

Les bus : le parc

Si le réseau est dans son ensemble assez rinquebalant, l’offre concernant les bus est très hétérogène. On trouve différentes catégories de bus : 

Le vieux bus, usé jusqu’à la corde, il ne possède que des ventilateurs, des sièges creusés par les années. On peut évaluer l’ancienneté du bus aux tâches de bétel et à l’omniprésence d’une odeur oscillant entre acidité du bétel et âpreté du gasoil. Il n’est pas rare que l’on trouve accroché entre les deux sièges un petit sac en plastique permettant de recueillir le subtil mélange salive et bétel. Plus le voyage dure longtemps, plus le sac se remplie de cet humus qui frôle les genoux. Expérience pouvant être très éprouvante surtout quand la route devient tortueuse et que les tournants provoquent des inclinaisons dangereuses du sac, …. Le paysage défile, l’image hypnotisante du sac demeure. Ces bus ont également le défaut majeur d’avoir le conducteur à droite  (voir plus haut).

Les bus climatisés mais usés ! On les trouve pour les distances moyennes. Là aussi, l’inconvénient majeur est la vieillesse de l’engin. Ils ont également le conducteur à droite et le petit sac plastique…

Les bus VIP se sont les derniers arrivés . Total confort mais avec cependant 2 inconvénient majeurs : le froid et le son. En effet, tout comme leur voisin thaïlandais, les bus ont la climatisation à fond. Du coup, on risque le coup de chaud-froid. Il est indispensable de prendre quelque chose pour se couvrir.

Petit truc pour lutter contre la clim se trouvant au dessus des 
passagers : dans son sac prévoir du scotch et un bout de papier.
Discrètement on bouche la sortie... plus d'air froid directement sur soi.

Du son à gogo

L’autre grand problème demeure le son. La chose est totalement culturelle. En effet que ce soit les bus de jour ou de nuit, les chauffeurs aiment la musique avec un volume très important.

Pour remédier à quelques soucis inhérents au bus au Myanmar : 
Survivre au bus du Myanmar, trucs et astuces

Cependant, depuis que le Myanmar fait du tourisme un de ces moteurs de croissance, les mentalités évoluent rapidement. Plusieurs compagnies ont donc adopté des mesures respectant au maximum le confort des voyageurs.

Ces dernières sont essentiellement présentes sur les grands axes touristiques. Pour être sûr d’avoir une place et de voyager dans des conditions optimales, il est préférable de réserver à l’avance – surtout en haute saison :

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Les avantages et les inconvénients du bus au Myanmar

Si l’on doit synthétiser succinctement les avantages et les inconvénients du bus au Myanmar, il ressort :

Avantages :

Le coût : peu élevé, le bus permet à tous les voyageurs de découvrir le pays

L’expérience : voir le paysage et surtout pour certains trajets c’est être sûr de vivre une expérience unique faite de rencontres et de surprises

Inconvénients :

Voyager en bus demande du temps. Le bus au Myanmar est cependant beaucoup plus rapide que le train.

Selon le type de bus, le voyage peut également être éprouvant et fatiguant, surtout après plusieurs trajets.

Notre avis :

Pour les personnes les moins enthousiastes, il est possible de faire de faire de petites distances sans que cela entraîne trop de fatigue ou de stress. Pour les autres, il ne faut pas hésiter … et pour ceux et celles qui ont le temps : prendre des bus locaux mènera à coup sûr à de grands souvenirs de voyage.

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