Theo Courant

Chroniques quotidiennes d'infos culturelles, de trucs et astuces pour les voyageurs et autres curieux en Asie du Sud-Est : Thaïlande, Myanmar, Cambodge et Laos.



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Asie du Sud-Est, pollution : venir ou pas

 

Depuis quelques jours les indices de qualité de l’air (AQI) sont aux rouges pour de nombreuses régions en Asie. Se pose donc la question pour les voyageurs de venir ou pas …

Un cycle malsain …

L’an dernier à la même période, Bangkok, Chang Mai et de nombreuses autres villes thaïlandaises, birmanes ou cambodgiennes étaient touchées par une forte vague de pollution ayant pour conséquence de baisser dangereusement la qualité de l’air.

Cette année, même causes, même conséquences. Nombre de régions sont également touchées par un smog mettant tous les voyants au rouge. En effet, depuis une dizaine de jours à Bangkok par exemple, le smog est continuellement présent faisant osciller l’indice de qualité de l’air entre 130 et 170. Pour rappel l’OMS estime qu’un indice dépassant 150 est nocif, malsain.

… brûlis et écobuages

Si miraculeusement pendant 3 jours de petites pluies sont tombées le matin sur Bangkok, elles n’ont eu aucune conséquence sur la densité du smog. La raison est simple, si la qualité de l’air est si mauvaise, c’est une conséquence des brûlis dans les champs de canne à sucre.

La récolte de la canne à sucre s’effectue entre les mois de novembre et de mars. Afin d’économiser les coûts de production, les producteurs mettent le feu dans les champs afin de débarrasser les cannes de leurs feuilles. Dans une deuxième temps, on effectue un écobuage afin de fertiliser la terre. Le résultat est que cette pratique ancestrale du brûlis et de l’écobuage provoque une production de fumée, de CO2 et de suie. Un cocktail explosif pour la qualité de l’air.

Après la saison des pluies …

Les régions d’Asie du Sud-Est sont régies par le passage de la saison sèche à la saison des pluies. Hors la saison sèche correspond également à la saison haute pour le tourisme. En Thaïlande par exemple, la saison commence grosso modo en décembre jusqu’en avril. Arrive ensuite la saison des pluies, une saison basse pour le tourisme.

Cependant avec la baisse systématique de la qualité de l’air à des périodes précises, on est en droit de se demander si artificiellement une nouvelle saison touristique n’apparait pas.

… la saison du smog

En effet, la question se pose. Si janvier et février correspondent aux périodes où  la qualité de l’air est significativement mauvaise, pourquoi venir ? Pourquoi visiter des régions où le visiteur se met en danger ? Pourquoi exposer des enfants à des seuils de pollution que l’on accepterait pas dans son propre pays ? Certes de nombreux professionnels du tourisme vont crier aux scandales d’émettre ce genre de propos par peur de voir fuir de futurs clients vers des contrés plus respectueuses de l’environnement. Mais la question doit se poser. En la soumettant, les acteurs du tourisme également vont peut être aussi sortir de leur passivité et demander vraiment aux responsables politiques d’agir face à une pratique que l’on peut contrôler.

Il va de soi que le smog actuel se conjugue avec les habituels facteurs causées par les véhicules et l’industrie, mais les seuils actuels sont totalement hors normes.

Conséquences et décisions

Dans la plupart des régions d’Asie du Sud-Est la prise de décisions musclées tardent. En Thaïlande, dos au mur, les responsables politiques ont pris quelques mesurettes. Afin de faire bonne figure et répondre à un mécontentement qui monte, 400 écoles ont été fermées mercredi mais réouverture en fin de semaine. D’autres écoles ont pris la décision de confiner les élèves dans les classes de cours et ont supprimé la récréation à l’extérieur.

Cependant on notera la distinction qui s’opère maintenant entre les écoles : celles qui sont équipées de purificateurs et celles qui en sont dépourvues (généralement des écoles publiques).

Des choix individuels

Face à l’inertie des gouvernements seuls les initiatives individuelles prévalent. La plus remarquée : le port d’un masque pour se préserver un tant soit peu de la pollution atmosphérique. A cela s’ajoute également l’équipement pour beaucoup de foyer de purificateur d’air.

Conseils aux voyageurs : 
L'achat d'un masque permettant de se préserver des particules fines et sans aucun doute un achat à ne pas négliger tant les vaques de pollutions sont récurrentes en Asie. Malheureusement, il est certain qu'il sera nécessaire un jour ou l'autre ...

The masque

De nombreuses personnes ont donc adopté le masque anti-pollution. Seule véritable solution pour ceux et celles qui doivent se déplacer dans la ville.

Les masques anti-pollution est un juteux marché, les offres sont pléthores. Toute une série de masques plus ou moins efficaces, plus ou moins stylés, plus ou moins chers sont disponibles dans le commerce. En voici une toute petite liste :

N95 Particle Respirator 8612F Mask, 2/Pack

Le Nexcare 8612F Respirator est un masque de base respectant la norme de référence N95. C’est le masque que l’on garde dans son sac au cas où !

Totobobo New Antipollution Cycling Petite Mask

Ce masque s’adapte aux enfants. Il a la particularité d’avoir des filtres que l’on peut changer. Idéal pour les petites têtes !

Respro City Masque Anti-Pollution

Le masque pour ceux et celles ayant une activité physique (marche- vélo), il permet de se protéger parfaitement des fameuses particules fines PM2.5.

  • Filtre en tissu couleur charbon
  • 2 valves Techno
  • En néoprène hypoallergénique

Vogmask – TruqChakra

Masque un peu plus stylé. Il en existe en plusieurs déclinaisons (couleurs, motifs, etc.). Sur le côté, il a une petite valve avec filtre permettant une respiration optimale.

Les purificateurs d’air

C’est le nouvel équipement très recherché cette année. En effet, si pour beaucoup la question se posait encore, avec cette nouvelle vague de pollution, la décision a été prise. En effet, nombreux sont ceux et celles qui ont décidé d’investir dans l’achat d’un purificateur d’air. L’engouement a provoqué du coup de nombreuses ruptures de stock. Il est vrai que la pollution ne se cantonne pas l’extérieur et qu’il est également nécessaire de se préserver à l’intérieur.

Pour les voyageurs, il est donc aussi recommandé de demander aux hôtels si ces derniers en sont équipés. En effet, que ce soit même pour quelques jours, l’exposition à des seuils de pollution dépassant les recommandations de l’OMS  peut avoir des conséquences sur les plus fragiles (les enfants entre autre).

La petite astuce : les filtres pour climatiseur.

Pour multiplier les chances d’avoir un air de bonne qualité chez soi, il est possible d’ajouter des filtres aux climatiseurs (style 3M™ Filtrete™). C’est une solution peu onéreuse et qui permet facilement de filtrer l’air qui sort des climatiseurs. ça ne purifie pas l’air présent, mais ça permet de diminuer l’air vicié.

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