Yangon, Gay-Friendly ?

S’il est certain que le Myanmar bouge, se démocratise, se libère peu à peu du joug des militaires, il y a, cependant, encore beaucoup de chemins à parcourir sur certains thèmes et pratiques.

Yangon, Gay-Friendly ?

Pour ceux et celles qui se sont rendus dans l’ancienne capitale birmane, on ne peut pas dire que la ville est en soi fun, électrique ou chaude. En fait, le simple désir de trouver un bar, une terrasse pour boire un petit coup avec une musique d’ambiance n’est pas chose évidente. Il y a évidemment des bars, mais un tant soit peu vieillot, peu avenant pour faire une « party » comme dirait nos amis québécois. Boire un coup c’est une chose, mais aller guincher, danser sur des sons qui donnent envie de se trémousser, est une mission presque impossible. La simple raison, il y a très très peu de boites, de dance-floor à l’européenne à Yangon… La fête est parfois un peu surannée.

Mais les choses changent et il y a une vraie volonté d’ouvrir de petits lieux pour animer les nuits birmanes.

Ainsi, depuis quelques mois, un nouveau bar vient de voir le jour, le Heaven Bar. Chose encore plus nouvelle voire révolutionnaire dans ce pays de traditions, c’est un bar gay. Un bar où les garçons peuvent s’afficher sans crainte d’un jugement moral ou d’une considération des plus négatives. Il n’est pas très grand en surface mais possède un étage où s’entrouvrent quelques petites pièces plus intimes et beaucoup plus tamisées afin que chacun soit à son aise. Si l’ouverture d’un tel lieu est une bonne nouvelle pour beaucoup, il demeure qu’il n’est pas facile de trouver le Heaven Bar. Il n’y a pas à Yangon un quartier comme le marais à Paris ou le village à Montréal. Pour optimiser les chances de le trouver, il vaut mieux se rendre en premier lieu sur leur page Facebook https://www.facebook.com/pages/Heaven-Bar-Yangon/523466211067827

Si le Heaven Bar reste un bar pour garçons, un autre lieu a également vu le jour ces derniers mois le Fab 24 – Night-Club pour lesbiennes, gay et friendly ! Ouvert à tous et à toutes, aux visiteurs de quelques jours, aux expatrié-es, aux locaux. Un lieu de mixité qui est de plus en central dans toutes les manifestations autour des manifestations LGBT. Là aussi, un fêtard averti en vaut 2, ils ont une page Facebook pour tenir au courant des fêtes à venir.

Pour conclure sur cette thématique gay-friendly, si la Birmanie s’ouvre de plus en plus au monde extérieur, les questions relatives aux revendications ou à l’affichage de son orientation ne sont pas encore entrées dans les mœurs. Il n’y a pas à proprement parler de danger en soi, à l’inverse de certains pays qui condamnent à la prison toutes manifestations considérées comme homosexuelles, mais plus une gêne, un malaise. Certes, certaines communautés sont hélas d’une grande hostilité envers les homosexuel-les, mais de manière général, la population ne manifeste pas une grande réticence. La tolérance est de mise et la pudeur également. Le visiteur ne voulant pas faire d’impair a donc tout intérêt qu’il/elle soit hétéro ou homo de cantonner ses envies à un cadre privé ou réservé à cet effet.

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1 Comment

  1. fabien Reply

    il est parfois difficile de se « lâcher » même si on trouve une discothèque , je me souviens a Vientiane (capitale du Laos) d’être aller avec des amis dans une boite , peut être la seule a l époque (je parle de l autre siècle) ou les gens dansaient tous de la même façon (genre danse country) c ‘ était très intéressant , voir amusant de les voir faire mais très difficile de se lancer sur la piste, même après plusieurs beer lao ; )

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