Saranrom Royal Garden ou le jardin pour tous !

Le Saranrom Royal Garden où l’histoire d’un jardin royal devenu public. Non loin du Grand Palais et du Wat Pho, ce petit jardin est un lieu fort agréable et plein de petites surprises.

Saranrom Royal Garden ou le jardin pour tous !

Agréable, car il peut faire partie d’un arrêt pour pique-niquer, d’une petit pause pour dormir à l’abri du soleil sous les feuilles de géants banians, d’un moment pour lire tout en écoutant le bruit des fontaines ou tout simplement pour se reposer du bruit et des sollicitations permanentes des tuk-tuk et autres vendeurs, si présents dans ce coin fort touristique. On aimera d’un coup la compagnie des carpes et de leurs allées et venues dans le lac. De fait, ce jardin est idéalement placé pour se remettre de l’éprouvante visite du Grand Palais. Un petit coin de nature bien appréciable que ce soit le matin ou en fin d’après-midi.

Une histoire royale

Il faut dire que Saranrom Royal Garden s’est peu à peu adapté à son public. En effet, depuis 1960, on est passé du rythme princier à la cadence plus soutenue des joggeurs, pongistes et autres pratiquants de fitness. C’est à cette période que le roi Rama IX a bien voulu concéder ce parc royal en jardin public. Auparavant seule une population triée sur le volet pouvait y accéder. Il s’agissait avant tout d’un espace réservé à la noblesse d’État et aux invités de grandes marques.

Le jardin a été élaboré en 1866 sous le règne de Rama IV. Il accueilli les jeunes frères du roi qui s’y installèrent plusieurs semaines. On peut encore voir quelques maisonnettes traditionnelles en tek (s’agissait-il de leurs maisons ? Elles sont dans le style traditionnel thaï). Ces dernières ont, en tout cas servi pour recevoir quelques hôtes qui pouvaient pleinement profiter du jardin quelque peu différent de ce qu’il est de nos jours.

Si l’on peut toujours voir les fontaines, le temple chinois, le kiosque où se produisaient les musiciens, les bâtiments écrus aux influences européennes, on est heureux de constater que les cages à crocodiles et autres animaux exotiques ont disparu. Demeure toujours aujourd’hui le monument central, un petit obélisque en marbre qui a été érigé à la mémoire de la reine Sunandha (une des épouses du roi Rama V) et de sa fille mortes noyées et qui appréciées particulièrement le parc.

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Un parc et une révolution

En 1932, avec l’arrivée de la nouvelle constitution, la famille royale autorisa la présence du Club « Thavipanya Samoson » qui s’inspirait des « Clubs » que l’on pouvait trouver dans les colonies britanniques. Peu à peu, le jardin se fit moins royal et laissa de plus en plus de place à la société civile. La décision du roi Rama IX, roi actuel, de donner le parc à la population bangkokoise ne fit qu’accompagner un mouvement plus large de démocratisation de l’espace, du moins en 1960.

Dans tous les cas, les hauts de formes et les robes de princesses ont laissé place aux joggings et aux shorts, la promenade pédagogique où l’on écoutait sagement le précepteur est maintenant bien plus dynamique avec les écouteurs derniers cris.

Informations pratiques :

Au croisement de la Thanon Saman chai et de la Thanon Charouen Krung

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