Penang et le street-art (2/5)

Sur l’île de Penang, la ville de George Town montre qu’il est tout à fait possible de conjuguer les exigences patrimoniales d’un classement au patrimoine mondial de l’Unesco avec le street-art. Le mélange est détonnant !

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Il y a parfois des paris qui peuvent vraiment à porter une plus-value à une ville. En 2009, malgré l’obtention du classement de leur ville au patrimoine mondial de l’Unesco un an plus tôt, les dirigeants souhaitent dynamiser encore plus leur ville. L’idée est simple, les vieilles pierres et les vieux édifices, c’est beau et c’est bien, mais il faut moderniser le tout, lui donner un caractère propre. Ils organisent dans cette optique un concours d’art et notamment de street-art.

Le concours est gagné par « Sculpture at work » qui propose un projet nommé « voices from the people ». Il s’agit en fait de rendre actif le visiteur. Le but est de dispatcher dans la ville 52 œuvres afin d’inciter les visiteurs à parcourir la ville. George Town devenant ainsi une galerie publique ouverte, où l’on va à la rencontre des œuvres, tous les quartiers sont visités et mises en valeur. Le ton se veut humoristique, caricaturant certaines scènes de vie. Peintures murales, graffes, sculptures avec des barres de fer, etc. les artistes – plus d’une dizaine – sont libres d’utiliser les matériaux et le matériel qu’ils désirent.

Ce projet prend un nouvel essor en 2012 avec l’arrivée d’un nouvel artiste lithuanien, tout jeune, mais au combien prometteur : Ernest Zacharevic.

Il va participer à 6 peintures/montages muraux qui vont donner un écho mondial au concours de George Town. Loin d’une quelconque revendication, il va simplement reprendre des scènes de vie quotidiennes de la population locale. Une de ses réalisations « Kids on Bicycle » va être reconnue comme une œuvre importante par les critiques et les médias (le qualifiant de nouveau Banksy), mais surtout cette composition va avoir un impact très populaire. Tous les jours on assiste à des jeux de mise en scène de personnes venant la prendre en photo. Le but initial de Zacharevic est justement cette recherche d’interaction entre l’œuvre et le public (voir la vidéo ci-dessous où Ernest Zacharevic explique son processus créatif…). Les meilleures réalisations sont d’ailleurs exposées non loin de là… l’œuvre vit à travers la composition des autres !

Informations pratiques

Cette petite découverte de George Town mérite un peu de temps, c’est une belle balade. Afin de l’optimiser, il suffit de se procurer dans les centres d’informations ou dans de nombreux hôtel de la carte : Marking George Town.

Site officiel d’Ernest Zacharevic :voir ici

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