Myanmar, trains et réseau ferroviaire.

Myanmar, train et réseau ferroviaire.

Les premiers rails du réseau ferroviaire birman ont été posés lors de l’occupation britannique dès 1877. Si pendant les années 80, 90 et 2000, le réseau a peu été entretenu, les autorités ont décidé dernièrement de réinvestir dans ce maillon essentiel à tout essor économique et touristique. Ainsi deux grands projets sont en cours de finalisation : la liaison Myeik/Yangon et Sittwe/Mandalay. C’est deux villes ont été choisies pour leur potentiel touristique et leur emplacement respectif non loin des frontières avec la Thaïlande pour la première et avec le Bangladesh pour la seconde.
Si les kilomètres du réseau vont à nouveau s’allonger – passant, approximativement, de 5400 km à 9000 km – son état est, lui, plus que délabré. Pour s’en rendre compte, il suffit d’emprunter n’importe quelle voie ferrée, hormis la plus touristique reliant Yangon à Mandalay qui a bénéficié d’une attention toute particulière. Toutes les autres sont à elles seules une aventure… on part relativement à l’heure, mais on ignore exactement quand on arrive. Les retards, les problèmes sont quotidiens et on ne compte pas le nombre de trains annulé régulièrement, surtout en saison des pluies.
Pour s’en rendre compte, il suffit de sortir des sentiers battus, en empruntant une ligne secondaire. Même si le temps du trajet s’allonge par rapport au bus, la route restera un moment à part dans votre voyage au Myanmar. Il est vrai que certains diront que c’est fatiguant, mais pourtant, il y a un certain plaisir à passer du temps dans ces wagons d’un autre temps. Ça secoue, ça ballotte, ça avance à un cadence où même un cycliste retraité vous dépasse allégrement, ça rigole, tout simplement, ça vie. On traverse des paysages qui ne se laissent découvrir qu’à travers la fenêtre (quand il y en a une) d’un train. C’est un beau moyen de transport collectif, unique et tellement décalé par rapport à nos habitudes occidentales.

Comme pour la plupart des réseaux ferroviaires au monde, plusieurs classes et niveau de confort se côtoient dans un même train. Les wagons de classe supérieures sont confortables, mais cela n’empêches pas de ressentir les secousses et les soubresauts survenant de temps à autre. Attention donc à ses fesses dans les wagons ordinaires car les banquettes sont en bois et les dossiers sont évidemment pas inclinables.

Pour les lignes les plus touristiques, à côté des classes supérieures et ordinaires, il existe une 1er classe. Les sièges y sont profonds, bien rembourrés, avec un dossier inclinable et la place pour étendre ses jambes. De même, on peut également opter, par exemple entre Yangon et Bagan, pour les trains couchettes. Très confortable, propre, lit avec draps et couverture, et surtout avec le must du must : des toilettes privées… tout cela n’empêche pas de sauter, de rebondir de temps en temps en raison de wagons ayant des amortisseurs parfois un peu fatigués.
Donc attention pour les personnes sujettes au mal des transports, certaines peuvent être gênées par les trépidations du train.

Enfin, il est possible de se restaurer dans les trains longues-distances dans un wagon restaurant réservé aux classes supérieures. Pour les autres, les vendeurs ambulants présents dans le train ou dans les gares pourront vous fournir quelques denrées alimentaires afin de vous sustenter.

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