Myanmar, sur la route de Hsipaw, le viaduc de Gokteik

Voici une construction dont Gustave Eiffel aurait pu être le maître d’œuvre. Petite merveille de construction le viaduc de Gokteik impressionne par sa grandeur et par sa prouesse d’enjamber une gorge des plus profondes et des plus larges (688 m).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les rares voyageurs qui se rendent dans le nord-est du pays, s’arrêtent bien souvent une ou deux nuits à Pyin Oo Lwin (à 70 km de Mandalay) pour profiter de son climat et de son patrimoine hétéroclite (voir nos précédents post sur cette ville). Ceux qui ont le temps ou qui sont enclin au trek poursuivent leur périple jusqu’à Hsipaw et Lashio. Le moyen de transport le plus confortable et sans aucun doute le plus exaltant demeure le train. La traversée de la gorge de Gokteik est un des moments hauts du voyage.

Beaucoup l’attende. Pratiquement tous les voyageurs respectent consciencieusement les consignes des guides en ayant choisis les sièges de gauche (dans la direction de Lashio) pour la vue du mastodonte. Mais en fait peu importe de quel côté on se tient, le train stoppe quelques minutes à la gare non-loin du pont. Les mécanos s’affairent alors à une révision sommaire, on fait le plein d’eau pour refroidir la bête, on vérifie les plaquettes de freins, on vise deux ou trois boulons. On patiente en attendant l’accord du chef de gare pour s’élancer sur ce pont d’un autre âge.

En effet, le viaduc n’est pas de toute première jeunesse datant de 1901, construit par les ingénieurs de la Pennsylvania Steel Company, il semble des plus fragiles. Et pourtant. Avec une vitesse toute modérée, le train s’engage sur ce pont, le bruit est assourdissant, métal contre métal, craquement du pont, couinement d’un train lui aussi digne de l’empire colonial britannique victorien. En se penchant, le vide, juste 97 m de profondeur… On peut alors se dire que de nombreuses restaurations ont été faites dans les années 90 et que de telles constructions peuvent subir aisément les dommages du temps, du climat et des moussons successives. Il n’en demeure pas moins, que les personnes sensibles au vertige ou tout simplement angoissées par un tel cadre ne peuvent s’empêcher d’espérer que le train accélère.

Mais rapidement, l’appréhension est balayée par la splendeur du paysage, par les couleurs des falaises et du spectacle général qui se déroule autour de soi.

Quelques informations pratiques sur le train et le trajet de PyinOoLwin à Hsipaw

Un départ tous les matins (vers 8h00), 1er classe (à privilégier) 6000 Kyats par personne, 2ème et 3ème classe 3000 kyats. Le trajet dure aux alentours de 6h (selon les conditions météorologiques et les aléas techniques).

 

Centrer
Circulation
A vélo
Transports

Tagged under

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.