Myanmar, Pyay la surprenante

Pyay apparaît bien trop souvent au regard des voyageurs, comme une ville étape. Certains s’y arrêtent avant d’aller visiter les temples de Bagan, d’autres encore pour se rendre à Ngapali.

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En fait Pyay mérite beaucoup plus qu’une nuit. Il est vrai que les infrastructures hôtelières sont assez limitées et souvent désuètes. Il n’empêche qu’il existe un ou deux hôtels tout à fait corrects et qui peuvent convenir pour un certain temps.

Pyay, anciennement Prome, se situe à environ 190 km au nord de Yangon. De taille moyenne – 80 000 habitants –, Pyay a plusieurs atouts qui méritent vraiment d’être connus. Sans aucun doute, la pagode Shwesandaw ou Paya Shwesandaw est une des pagodes les plus belles de Birmanie. Son nom signifierait le Temple d’or aux cheveux sacrés en raison de la présence supposé en son sein de cheveux de Bouddha. Plus haute (un mètre de plus) que la pagode Shwedagon de Yangon, elle présente tout autant de charme et de beauté que sa grande sœur Shwedagon.

Rénovée il y a maintenant plus de deux siècles, elle brille de mille feux en journée. La nuit, l’éclairage accentue les formes. Tout est alors orange et or. Le mystique le dispute à l’onirique et on comprend alors pourquoi cette pagode est un haut lieu de pèlerinage des bouddhistes birmans.

Il est vraiment indispensable de s’y rendre de nuit. Les fidèles y sont nombreux à prier sous la lumière des multiples bougies déposées ci et là. L’ambiance est toute particulière, invitant presque le plus athée des athées à méditer sur sa relation au sacré. Mais au-delà de ces grandes considérations métaphysiques, le plus surprenant est sans aucun doute l’apparition soudaine au recoin de la pagode d’un bouddha géant.

Énorme, splendide de simplicité et de bienveillance, une statue de Bouddha faisant une quinzaine de mètre semble surveiller la pagode. Offrant un visage serein, elle semble donner l’exemple aux pèlerins de ce qu’est la révélation et du chemin à suivre. Derrière la statue, on découvre sur les montagnes avoisinantes d’autres stupas dorés. La lumière des projecteurs les faisant ressortir de la nuit noire.

Peu de voyageurs s’arrêtent dans cette petite bourgade, c’est un tort ou un avantage (cela dépend où l’on se situe), mais il n’empêche que voilà une ville où il est bon de s’arrêter pour découvrir quelques petites merveilles surprenantes. Avec Pyay, c’est autre visage de la Birmanie que l’on découvre.

 

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