Myanmar, Hsipaw et Little Bagan

Il y a parfois des villes où on ressent une aversion dès les premiers pas. Puis, peu à peu, on découvre quelques coins plein de charmes et de poésie. C’est le cas de Hsipaw.

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Une arrivée trompeuse

Est-ce dû aux travaux de réfection de la rue principale, la déception de ne trouver que des hôtels transformaient en véritable tour-operator, ou tout simplement une fatigue inhérente à un trajet difficile, le tout peut-être. Mais après la fatigue, la lucidité et l’esprit de découverte reprennent bien souvent le dessus. En effet, à Hsipaw, il faut le reconnaître, il y a de belles choses à voir.

Une ville à découvrir

Hsipaw est située à un peu moins de 150 kilomètres de Mandalay. Elle est considérée comme un lieu agréable pour faire quelques treks et visiter des villages shan. Mais avant de se lancer dans de tels projets, le voyageur peut déjà faire une petite visite des plus agréables. En effet, les découvertes se succèdent. Déjà en allant voir le Monastère du Bouddha de Bambou – datant de plus de 150 ans et recouvert de feuilles d’or –, et le charmant monastère de Madahya. Construit en bois de tek, ils sont patinés par le temps. Leur couleur d’un marron rouge prend, au coucher de soleil, une teinte rouge brique. C’est calme et apaisant.

Quelques moines s’activent à quelques menus travaux, tout en laissant les rares voyageurs visiter tranquillement leur monastère.

Little Bagan; découverte d’un lieu

Non loin de là, dans un périmètre assez restreint se trouve, ce que les locaux ont nommé Little Bagan. De fait, il y a ici une dizaine d’anciens stupas en briques. Certains sont bien conservés et continuent à être le lieu de prière et de dévotion pour quelques habitants de Hsipaw. A l’inverse pour d’autres, la végétation a repris ses droits.

Là où beaucoup voient une dégradation des plus intempestives, le voyageur rêveur ou tout simplement l’amoureux des vieilles pierres va y voir une combinaison des plus poétiques. En effet, que dire de ce stupa que le curieux découvre en haut d’un chemin. Voilà un stupa vieux de plusieurs siècles qui a en son milieu un arbre qui a pris racine. Le stupa est coiffé de ce chapeau végétal. Ce n’est plus tant un stupa mais plus une analogie du fameux débat entre nature et culture. Ici les deux se rejoignent, la nature surmontant un stupa, symbole au combien puissant de la nécessité cultuelle de l’homme.

Petit mais si charmant

Little Bagan est somme tout restreint dans le nombre et la superficie quand on le compare à la richesse incontestable de Bagan. Mais la comparaison doit être relative, car ce n’est pas tant la quantité ou la diversité des constructions qui est ici recherchée.

En effet, quand on regarde de plus près, on peut voir à quelques centaines de mètres un autre lieu consacré, celui destinés au Nat – une croyance animiste qui demeure très présente dans toute la Birmanie. Non loin de là aussi, trône un énorme tamarin qui semble défier le temps et qui lui aussi est considéré comme un lieu refuge pour quelques divinités ou esprits. On comprend alors que Little Bagan regroupe en un seul lieu tout ce qui fait croyance pour les communautés locales. Que toute cette diversité a résisté aux tensions religieuses, que les uns et les autres se sont acceptés et ont gardé en commun un élément clé, la tolérance.

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1 Comment

  1. Anonyme Reply

    cet arbre dans le stuppa c est magnifique , cela me rappelle une tete de boudha pris dans un arbre en thailande , je ne sais plus exactement ou , je crois a ayutthaya sans parler des merveilleuses ruine d ankhor ou la nature a repris ces droits

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