Le surprenant sanctuaire Gong Wu

Bordant le Chao Phraya, à quelques encablures du Memorial Bridge, le sanctuaire Gong Wu est un petit bout de Chine qui depuis 3 siècles semble avoir traversé les vicissitudes de la capitale sans en être perturbé.

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Histoire surprenante d’un sanctuaire

L’histoire du sanctuaire Gong Wu est étrangement liée à l’histoire de 3 statues sacrées importées de Chine. 3 récits, 3 périodes différentes qui résument, en quelques sortes, les multiples vagues d’immigration de la communauté chinoise originaire de la province d’Hokkien.

La première statue serait arrivée aux alentours de 1736. C’est la plus petite des 3 statues Gong Wu du temple. La seconde date de 1802, période de la dynastie Qing. Enfin, la troisième en 1822. Elles marquent chacune d’elle une génération.

trois histoires, trois architectures

Ces trois phases se retrouvent quelque peu dans l’architecture du sanctuaire Gon Wu. La partie la plus ancienne est cachée derrière une porte en bois entre-ouverte. On peut apercevoir un très vieux bâtiment qui n’est visitable que pour quelques élus.

La seconde partie demeure le temple en lui-même qui abrite les 3 statues. C’est un beau bâtiment, riche en couleur et en vie. Malgré sa taille modeste, la communauté y est présente quotidiennement, accueillante et parfois un peu suspicieuse quand on regarde (ou photographie) de trop prêt quelques étranges négoces.

Enfin le troisième bâtiment, le plus moderne et le plus visible depuis le Chao Phraya est une construction en béton surplombée par une cloche. On ne peut accéder au dernier étage.

Au rez-de-chaussée, on peut voir dans cet édifice sans mur, ouvert aux 4 vents et aux embruns de la rivière, des statues de dragon aux yeux lumineux, une statue d’un cheval recouvert de tissus roses (le cheval symbole de la chance). Sur le côté, sont disposés quelques bancs faisant offices de paddocks à l’heure de la sieste.

lieu central de la communauté

C’est un lieu très vivant, qui centralise toutes les activités de la communauté comme la projection de film en plein air (avec un projecteur rappelant le film « cinema paradiso »).

En fait, le sanctuaire Gon Wu fait partie de ces lieux que l’on voit de loin, mais que l’on n’a pas forcément la curiosité d’aller voir… Mais en fait, c’est peut-être pas mal ainsi. Il demeure préserver des touristes et reste une petite découverte pour celui ou celle qui vient se perdre dans ce quartier toujours aussi surprenant de Thomburi.

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