Bangkok, visite du Loha Prasat ou le Wat Ratchanatdaram Woravihara

Il n’est pas forcément le Wat le plus connu du Royaume, mais le Wat Ratchanatdaram, Loha Prasat ou le Château de Métal (Metal Castle) est intriguant.

 

Situé non loin du touristique quartier de Khao Sand Road, juste au pied du Mont d’Or et de la Place Democraty Monument, ce Wat se résume souvent pour beaucoup comme un beau bâtiment que l’on photographie de nuit mais que l’on ne visite pas. Et pourtant, comme souvent, sur de tels édifices, il y a à dire et à voir.

Le château de métal

Construit en 1846 sous le règne du Roi Rama III en l’honneur la princesse Somanass Waddhanawathy, ce Wat, plus précisément le Loha Prasat, est inspiré de deux autres temples indiens et Sri Lankais (tous deux détruits depuis plusieurs décennies). Le Loha Prasat a été bâti sur plusieurs étages carrés faisant un total de 36 mètres de haut. Au sommet, on distingue 37 flèches métalliques représentant les 37 vertus nécessaires pour l’Illumination.

Si le Loha Prasat est surnommé le Château de Métal c’est aussi en raison de son toit. Entièrement recouvert de tuile en bronze, le Loha Prasat est, semble-t-il, le seul palais ou temple d’airain du monde (airain est un alliage de cuivre d’où la couleur si particulière des tuiles). Au dernier étage, a été entreposé et conservé une relique de Bouddha.

une architecture et l’allégorie bouddhiste

L’intérieur du Loha Prassat apparait au 1er abord sans grand intérêt , mais le peu d’objets, la rareté des décorations n’est pas chose anodine. En effet, le rez-de-chaussée est surtout composé d’une succession de petites pièces carrées, de petits couloirs et d’un nombre impressionnant de piliers, donnant aux visiteurs l’impression d’être dans un labyrinthe.

La sortie, ou l’escalier pour accéder aux étages supérieurs n’est pas simple à trouver. On tourne, on revient sur ses pas, on prend à droite, on décide d’aller sur la gauche. Puis l’escalier, on monte et on trouve au 1er étage, un décor similaire mais dans un espace plus réduit.

Il y a toujours des piliers, des pièces, des couloirs mais en moins grand nombre. Il y a dans cette construction, dans l’élaboration des étages, une forme d’allégorie au Bouddhisme. Plus le visiteur monte dans le bâtiment, plus celui-ci trouve des pièces plus ouvertes, sans obstacle. Le nombre de couloirs diminue, on trouve plus facilement l’accès vers l’étage supérieur. Les pièces s’ouvrent comme la vison que l’on a sur l’extérieur. Il s’agrandit. Ainsi, plus on monte, plus on se rapproche des 37 vertus et de la relique de Bouddha. L’ascension de l’édifice est similaire aux étapes que l’on doit franchir pour atteindre l’Illumination.

La simplicité architecturale, au 1er abord, du Laho Prassat est trompeuse. En effet, il y a une symbolique forte et pas évidente à voir au premier abord.

A l’arrière du Wat, dans son parc, se tient régulièrement un marché d’amulettes où se pressent de nombreux thaïs afin de trouver leur porte-bonheur. Il y a de tout : des grandes, des petites, de la qualité, de la pacotille, mais surement un bon moment pour celui/celle qui veut s’exercer au négoce.

informations

On peut visiter le Wat tous les jours de 8h00 à 17h00.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tagged under

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.